Handicap : c’est le confinement, mais pas du tout comme avant

Le reconfinement, dans sa forme actuelle, ne devrait pas entraîner de bouleversements majeurs pour les enfants et les adultes en situation de handicap. En effet, cette fois, les établissements et services vont poursuivre leur activité. Et les soins ne vont pas s’arrêter.

L’acte 2 du confinement sera sans doute moins pénible à vivre que le premier pour de nombreuses personnes handicapées et leurs proches. Les restrictions sont bien moins sévères, à en croire les instructions communiquées, ce vendredi 30 octobre, par le secrétariat d’État en charge du handicap.

Établissements et services ouverts

L’ensemble des établissements et services médico-sociaux pour enfants et pour adultes resteront ouverts. Idem pour les accueils de jour et les plateformes de répit. Toutefois, les règles sanitaires seront renforcées. Les pouvoirs publics communiqueront prochainement le nouveau protocole. Quant aux centres de réadaptation professionnelle (CRP), ils assureront les cours en ligne.

Visites permises

De plus, familles et amis conservent leur droit de visite aux personnes hébergées en structures, sur rendez-vous. Et ces dernières auront la possibilité de rentrer chez elles le week-end. Sous réserve qu’aucun cas de Covid-19 ne se soit déclaré dans l’établissement ou la famille.

Ésat et EA au travail

Les Ésat continuent à fonctionner. Les entreprises adaptées aussi. Sauf, bien évidemment, si ces établissements doivent fermer : restaurants, commerces non essentiels…

Déplacements dérogatoires

Comme durant le premier confinement, les personnes handicapées pourront bénéficier de dérogations de sortie exceptionnelles. Idem pour le masque.

Poursuite des soins

L’activité des professionnels du secteur médico-social se poursuit, qu’elle s’exerce en libéral ou dans les structures. Même chose pour l’accompagnement éducatif et rééducatif. Les cabinets de kiné, d’orthophonistes… vont rester ouverts. Le second confinement ne ressemble que très vaguement au premier.

Vous êtes travailleur vulnérable ? 

Le décret du 5 mai liste les critères permettant d’identifier les salariés vulnérables présentant un risque de développer une forme grave de Covid-19 : avoir un diabète non équilibré, des antécédents cardio-vasculaires… Le Conseil d’État l’a validé dans une décision rendue le 15 octobre.

Vous êtes salarié du secteur privé ? Si le télé-travail n’est pas possible, vous avez droit au chômage partiel.

Vous êtes usager d’Ésat ? Alors, vous n’êtes pas tenu de venir travailler. Vous percevrez « des indemnités journalières dérogatoires avec garantie de rémunération », précise le secrétariat d’État chargé des personnes handicapées.

Vous faites partie de la fonction publique ? Vous serez placé en autorisation spéciale d’absence.

Dans tous les cas, pour en bénéficier, demandez à votre médecin d’établir un certificat d’isolement.

Mais si vous vivez au domicile d’une personne vulnérable, vous n’êtes pas éligible à ces dispositifs.

sources : https://www.faire-face.fr/2020/10/30/handicap-confinement-pas-comme-avant/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=06-11-2020
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